Ballade avec Frédéric et François Alary au domaine de l’Oratoire St Martin à Cairanne !

Cédric livre du compost de bouse au domaine de l’Oratoire St Martin, accueil énergique par François et décollage immédiat pour une visite improvisée. Excellent !

François et Frédéric ont repris l’exploitation familiale au milieu des années 80 et après une conversion à l’agriculture biologique, ils ont commencé, il y a trois ou quatre ans, à travailler leurs vignes en biodynamie. Même s’il s’agit d’un pilotage bicéphale du domaine, François se charge plus particulièrement de la conduite du vignoble tandis que Frédéric réalise les vinifications ; une entente fondamentale pour la réussite du domaine, surtout entre frangins, çà peut tout multiplier en bon comme en mauvais.

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François nous embarque directement au chai de vinif qu’ils ont construit au milieu des vignes à la reprise du domaine. Ici, ils ont presque réussi à tout faire avec la gravité. Tout en haut, les quais de déchargement qui permettent d’amener le raisin juste au dessus des cuves désirées tout en passant, si on le souhaite, par l’érafloir-fouloir oscillant monté sur  un rail entre les quai et les cuves. Le pressoir est en bas au niveau des ouvertures de cuve, il aurait presque mérité d’être un étage encore en dessous ;o). Ici, les vins font leurs fermentations alcooliques dans des cuves bétons et sont amenés avant démarrage des malos au chai d’élevage dans le caveau au village. Là, ils seront élevés tantôt en foudre, en demi-muid ou en béton (œuf, barrique, cube) .

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Arrive Frédéric justement pour contrôler leurs dernières cuves en fermentation, le temps de le saluer et on décolle pour faire le tour des parcelles et notamment, les vieilles vignes plantées en 1905, des vieux grenaches et des vieux mourvèdres avec leurs antennes dressées sur la tête ! Ils ont encore de la vigueur ces petits arbres !

Domaine Oratoire St Martin
Domaine Oratoire St Martin

IMG_4447Passage au chai d’élevage pour déguster les moûts de l’année et les vins des années passées encore en élevage notamment pour la cuvée Haut-Coustias ; des tanins super fins, des bouches structurées, des notes poivrées et épicées, des odeurs de rafles fraîches, pas de marquage bois, même avec des degrés importants la fraîcheur est maintenue avec une belle acidité, l’assemblage n’est pas encore fait mais çà goûte déjà la pure merveille. En tout cas, moi çà me plaît !

Merci pour la ballade.

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