Aujourd’hui c’est bouse !

bousemontagneLa bouse de corne, çà commence avec de la bouse fraîche ramassée le jour même en montagne au milieu des vaches, presque sauvages. Le lieu est magnifique, il y fait très frais voire froid, le sol est couvert de dizaines de variétés de fleurs et de champignons.

Le patron donne le top départ de cette chasse aux œufs de Pâques un peu particulière, en vous confiant un seau et une petite pelle, mais rapidement, on comprend que çà va pas être aussi simple que l’on pensait. Il me donne des conseils sur la manière de la choisir, brillante, chaude et avec de nombreux insectes en activité et puis même de la ramasser, « tu comprends, quand elle est bien, tu peux la prendre d’une seule main, elle doit être bien moulée, preuve que la vache mange et digère bien », c’est précisément là qu’on passe de la technique à l’art quand il vous dit qu’il faut choisir celles qui possèdent des circonvolutions typiques plutôt que les « chiées en bouse de vache bio excréments résiduelscourant » dont les galettes forment comme des pas japonais dans l’immense jardin d’alpages.  On court la montagne comme un dahu à la recherche de la bonne ; non trop sèche (« – pff ! pourtant elle est que d’hier ! -Non, pas bon »), non trop vieille, trop collée dans l’herbe, bah oui, c’est de la bouse qu’on ramasse pas de l’herbe. Et puis, on commence à prendre le coup, le seau est de plus en plus lourd presque impossible à porter, à l’affut d’un « plak » typique de la bouse fraîche, on repère et on fonce sur la proie, un clin d’œil à la vache pour qu’elle nous autorise à la prendre, un coup de pelle ou de main c’est selon. Après faut se débarrasser de la bête, parce que la douce pense que l’on a à manger dans notre seau ! Quand les bidons sont remplis, on redescend dans la vallée pour passer au remplissage des cornes.

On rapproche les palox de cornes et on installe le poste de travail devant la fosse. Ici, on déconne pas, les bouses sont à destination de nombreuses exploitations et pour les remplir,  l’usage d’un poussoir à saucisse est le minimum pour gaver le cornet jusqu’aux oreilles. Ah, j’oubliais, tout doit être réalisé dans une sérénité profonde et un enthousiasme sincère ; c’est aussi çà la biodynamie !

bousecornedechargementbouseenterre3

bouserempli2bouserempli3

La patronne rempli le piston du poussoir en essayant de ne pas (trop) s’en mettre plein les doigts.

bousepistonbousepousse2bousepousse3bouseremplibousepoussebouselisse

 Une belle corne terminée !bousecornefinale

On se croirait dans un immense chantier de fouilles archéologiques, le patron range les cornes de sorte qu’elles soient tournées vers le sol pour en prendre l’énergie mais aussi pour que l’eau ne s’accumule pas dans celles-ci. On recouvre les rangées au fur et à mesure. La fosse sera totalement comblée à la fin de l’opération bouse de corne !

bouseenterre   bouseenterre4

bouseenterre2

 

bousepatronsPour en savoir plus sur l’utilité de la bouse de corne en biodynamie : http://www.biodynamie-services.fr/preparations-biodynamiques/bouse-corne-500.php

Laisser un commentaire